Les flics nous emmenèrent tous les deux au dépôt. Jones n'arrêtait pas de dire entre ses dents : « Si on pouvait être seuls cinq minutes sale coco... »
Nous sommes entrés dans les locaux du dépôt. Jones m'emmena dans un couloir, seul. Il me pinçait le cou en me disant d'aller plus vite, moins vite, moins vite, plus vite, moins vite.
Au bout du couloir, j'aperçus un flic black et je me sentis soulagé.
Mais Jones lui cria : « C'est un --------, ce type Il n'aime pas --------- Il n'en a que pour la ----- et la ------ ! »
Jones m'ordonna d'entrer dans une cellule. Dès que j'eus le dos tourné, il m'envoya un coup de pied à la base de la colonne vertébrale.
Je m'écroulai.
J'avais terriblement mal. Je pouvais à peine marcher. Les autres flics ricanaient.
J'étais dans la chambre des tortures. Dans une cellule voisine, six flics étaient en train de passer à tabac un type en uniforme de l'armée.
Je fus inculpé de détention de drogues dangereuses; ma caution fut fixée à mille dollars. Nancy fut relaxée. Des copains réunirent l'argent de la caution en l'espace d'une heure et je sortis de prison pour me rendre directement au service des urgences de l'hôpital Bellevue où on me fit une radio. J'avais une grave foulure du coccyx.