Il essayait de nous donner une bonne éducation : il voulait nous apprendre à marcher droit sur la route de la Réussite.
Étudie ne traîne pas
Obéis ne pose pas de questions
Intègre-toi ne te fais pas remarquer
Sois sérieux ne te drogue pas
Fais de l'argent ne fais pas d'histoires
Mais Elvis Presley nous le disait
Tell ya somethin' brother
Found a new place to dwell
Down on the end of Lonely Street
It's Heartbreak Hotel
L'Attrape-c½ur m'a fait de l'effet.
Je n'ai jamais eu d'acné.
On nous obligeait à nous renié:
On nous apprenait que faire l'amour était mal, parce qu'immoral. Et aussi, avant la pilule une fille en cloque vous barrait la route de la Respectabilité et de la Reussite.
On nous disait que la masturbation rendait fou et donnait des boutons.
On savait plus où on en étais. Comment arriver à comprendre qu'il fallait bosser dur pour acheter des baraque toujours plus hautes? Des bagnoles toujours plus longues ? Des pelouses taillées au ciseau toujours plus grandes?
On en devenait fous. On ne pouvais plus tenir. L'energie sauvage du rock gicla en nous, toute bouillante, et le rythme libéra nos passions refoulées.
De la musique pour libéré l'esprit.
De la musique pour nous unir.
Buddy Holly, les Coasters, Bo Diddley, Chuck Berry, les Everly Brothers, Jerry Lee Lewis, Fats Domino, Little Richard, Ray Charles, Bill Haley, et les Comets, Fabian, Bobby Darin, Frankie Avalon : tous nous ont donné vie/ rythme et nous on libéré.
Elvis nous disait Let go !
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!
Let go!